Il y a besoin de 17.000 enseignants ? Hep ! Hep ! Je suis là !

Publié le par www.lassaut.fr

Je suis heureuse, satisfaite, soulagée, fière, honorée, enthousiaste … Tout ce que vous voudrez, loooooool. Je suis acceptée pour l’année prochaine à la formation des maîtres (et où je voulais en plus ! A Nantes.). Non seulement je prends la relève des grands maîtres des temps anciens autant détestés et strictes qu’admirés/-ables et adorés/-ables, : ces précepteurs/-trices, ces Frères (et Sœurs), ces maîtres d’écoles de village … Mais en plus, même si je ne serais jamais une Louise Michel ou une Simone de Beauvoir, je ferais non seulement un métier intellectuel (ce qui est une priorité pour moi) et un métier fait de don de soi et de transmission, d’aide, de motivation de mes prochains (ce qui est une nature chez moi !) !! Je serais une héritière d’une lignée de professeurs garants du savoir et, comme j’espère être une bonne professeure (ce n’est pas un rêve, un fantasme d’idéal d’enfant : j’ai 30 ans en décembre !), j’espère que je serais aimée de mes élèves ! J’espère honorer au mieux mes maîtres et maîtresses d’enfant : je ne me rappelle plus mes maîtresses de la maternelle mais je sais (et on me l’a multiples fois répété) que je les adorais tout comme Mme Moto (orthographe ?) du CP, Mme Müller du CE1-CE2 et Mr Teissandier (orthographe ?) du CM1-CM2. Ils m’ont appris à aimer apprendre, ils ont été des maîtres géniaux, attentifs, gentils (quoique Mr Teissandier, aussi directeur de l’école, était strict mais je me souviens de lui comme d'un très bon maître, même si j’en ai bavé avec les tables de multiplication !) ! Je me souviens d’eux avec tendresse et nostalgie ! J’espère être à leur hauteur ! Si j’avais eu une vie scolaire aussi douce jusqu’à la fin, je serais aujourd’hui aux fonctions les plus élevées de la société ! C’est à la maternelle et au primaire que j’ai appris à adorer l’histoire, la géographie, l’art, la lecture, les langues même !!!Quant aux maths, je dirais que : quand ça veut pas, ça veut pas ! Loooooooool Quoique là, j’ai intérêt à en mettre un sacré coup car je n’ai pas le choix ! (mais je vous rassure, même si le concours, c’est pour dans plus d’un an, j’ai déjà commencé à plancher dessus !! Pas folle la guêpe !)(je parle de maths comme du reste car vous l’aurez compris, je me lance dans le professorat mais du premier degré : école élémentaire (je me voyais très mal face à des ados boutonneux avec la voix qui déraille ou des lycéens arrogants, parfois bêtes et en général insupportables ! Loooooooool. Cela viendrait-il du petit paradis que j’ai connu au primaire et de l’ennui à tout point de vue que j’ai connu ensuite avant la fac ? Nb : quand j’ai eu mon bac, je n’ai été heureuse que pour une seule chose : j’en avais fini avec le lycée ! Les années qui ont suivi (et précédé mal looooooongue période de chômage) ont été aussi terriblement géniales : j’étais redevenue la petite fille épanouie et heureuse du primaire !!)

 

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Enfin, voilà, hier, j’ai appris que la première étape était dans la poche ! Il est indéniable que maintenant je vais en ch*** : ne serait-ce que le fait que Nantes (inclus les bouchons ou le trajet en train), c’est à 1h30 de chez moi et que je devrais faire le trajet chaque jour de cours et que devenir prof, c’est aujourd’hui le parcours du combattant (il faut avoir et le Master (examens comme pour n’importe quel Master) et le concours et valider les stages et faire un mémoire sur un sujet de recherche (en plus des mémoires de stage car je suppose qu’il faudra des mémoires au stage) et bien sûr après tout ceci, passer le cap de la titularisation (car il y a le M1, le M2 + une troisième année en tant que « stagiaire » mais à plein temps)). Donc ça va être dur, peut-être même très dur mais 1) je sais pourquoi je le fais 2) ce n’est peut-être pas une vocation de toujours mais ce sera une vocation sacerdotale quand même car je compte bien donner le maximum ! Etre la meilleure des maîtresses, looooool (car, oui, si vous ne l’avez pas remarqué, je suis entière, je suis toujours à 1.000% dans ce que je fais ! Et j’aime être digne d’admiration). 

 

Pour finir, cette longue période d’inactivité sera derrière moi, je vais enfin travailler pour de vrai ! Parce que l’année de L1 Lettres modernes m’a énooooooooormément occupé, physiquement et moralement. Et … j’ai a-do-ré ! Cela dit, je n’avais aucun but derrière ! Là, ce sera doublement meilleur ! Enfin, certes, je voyais du monde mais on ne peut pas dire que le chômage aide à une vie sociale épanouie ! Là, je serais avec plein de gens, en plus, j’ai découvert avec satisfaction que je suis loin d’être seule à avoir la trentaine. J’avoue que j’avais peur de devoir jouer la maîtresse pendant même ma formation mais … ouf ! Je ne serais pas la vieille chiante qui s’embêtera dans les conversations ! Bref, tout s’annonce pour le mieux !

 

 

 

En y pensant,  je m’aperçois du nombre de personnages d’instituteurs, réels ou imaginaires, dans la littérature, le cinéma, les films télé … et de leur côté sympathique ! (parfois aussi mal dans leur peau mais sympathique !) : l’Instit (G. Klein), bien sur, la jeune femme (Natalia Dontcheva) dans Doc Martin, l’une des filles dans Famille d’accueil (je ne connais pas les noms …), Depardieu dans « Le Plus beau métier du monde », « Sister act », Robin William dans « Le cercle des poètes disparus », « Mumu » (Sylvie Testud) –je ne l’ai pas vu mais il a l’air génial !-, Sally Hawkins (Poppy) dans « Be Happy », « Etre et avoir », Glee ! Combien en oublie-je ? Il est évident que toutes ces figures (je ne parle même pas de tous ceux qui ont existaient ou existent) mettent un grand poids sur les (futurs) professeurs qui veulent être à leur hauteur mais je crois qu’ils donnent aussi beaucoup de courage et de fierté à ceux à qui l’on confie l’éducation des femmes et hommes de demain !

 

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