Déclaration d'amour à ma radio

Publié le par www.lassaut.fr

On parle toujours de la télé mais rarement de la radio. C’est vrai, on demande souvent : Alors, est-ce que tu as regardé ci ou ça à la télé hier soir ? Qu’est-ce tu regardes comme séries, comme films, comme émissions ? Est-ce que tu regardes telle chaîne (Arte ?) ou telle autre (TNT, câble, satellite et je ne sais quoi) ? Mais rares sont les conversations radio. Pourtant, il me semble qu’elle est très importante pour nous tous, je pense que beaucoup écoutent telle émission à telle heure tous les jours (dans les embouteillages, dans le bus, le métro, au petit-déjeuner …), d’autres écoutent fidèlement telle émission tous les samedis ou dimanches ou je ne sais quel jour … Non ? Moi, mes parents, je les ai toujours entendus écouter France Inter, France culture (France Q, comme on dit loooooooool).  Le soir, le matin et puis alors le week-end … le week-end !!! En boucle. Tant et si bien que j’en ai souvent eu des overdoses ! Mais bon … J’aimais bien quand même parce que je connaissais bien sûr les émissions et les entendre signifiait qu’on était le week-end, et donc j’aimais bien ! Loooool Bref, j’étais élevée au son de la radio (il n’y avait pas de télé avant 20 ou 21 heures le soir ! Non qu’on nous l’interdît mais parce que ça n’intéressait personne !).

 

Cela dit, pendant très longtemps, je m’en suis totalement désintéressée. Je n’écoutais que de la musique (et pas à la radio) ou alors en voiture … Et puis dès septembre dernier, je ne sais plus à quelle occasion, j’ai commencé à l’écouter. Au début, je me suis mise à écouter l’émission de Ruquier sur Europe 1 et puis j’ai commencé à déborder l’heure d’écoute (genre partie dans un marathon cuisine ou travaux quelconques), j’ai donc commencé à écouter Demorand, dont le ton a commencé par beaucoup me plaire (d’autant que ma mère m’en parlait de façon exaltée car déjà quand il était sur Inter, c’était son « chouchou »). J’ai écouté fidèlement Demorand jusqu’à ce qu’il parte ni vu ni connu. Je craignais pour la suite. Et aujourd’hui je suis une fidèle de Poincaré. Certes, ils sont différents et j’ai été un moment perturbée (d’autant que tous les deux s’appellent Nicolas alors les « A vous, Nicolas » ou autres m’ont au début souvent trompée ! Loooooooooool. Mais c’est fou ce qu’on peut s’habituer à une voix, à des intonations, à une manière de parler, à certaines constructions de phrases ou tics de langage … Je crois vraiment que le fait de ne pas avoir d’images fait que le changement est « plus dur » à la radio mais une fois que ça y est, ça y est ! Looooooool). Bref, ça a été très étrange au début, voire « pénible » (tous les auditeurs de radios ne se moqueront pas du poids de mes mots car ils savent !) mais aujourd’hui, je suis conquise (j’avoue qu’au début, la voix de Nicolas Poincaré, avec un cheveu sur la langue, me faisait même rire !).

 

En tous cas, même si aujourd’hui la radio n’est pas omniprésente, depuis la télé et encore plus aujourd’hui internet etc, elle reste un média au cœur des cœurs des français. Elle nous touche au plus profond de nous. Par exemple, concernant l’info, je ne pense pas qu’il faut se voiler la face et refuser de voir (c’est tout simplement anti-citoyen et infantile : il faut voir la réalité en face), cependant, aujourd’hui, l’image est tout et elle désinforme au plus au point (par exemple, dans un sujet sur les catastrophes au japon et de comment en parler aux enfants, j’ai entendu dire (L’Edition spéciale de Canal + (dont je suis aussi fidèle)) que les enfants ne distinguaient même plus la réalité de la fiction, ainsi, lorsqu’ils voient les images du tremblement de terre, du tsunami, … pour certains d’entre eux, c’est tout simplement un film ! Je trouve que c’est très significatif de notre société adultes-et-enfants ! Certes, ce sont des enfants mais je crois sincèrement qu’à force de regarder des informations en boucle avec des images chocs qui servent (dirait-on parfois) plus à faire de l’audience qu’à informer, les adultes ne « voient » plus la réalité ! C’est comme un lavage de cerveau. Au bout d’un certain nombre de fois, les images du tsunami vous font-elles toujours réagir ? Ou y êtes-vous indifférents ? Et puis alors, l’information est survolée. On ne parle que de l’extraordinaire, de ce qui fera audience, le reste, on résume au maximum sans jamais rentrer en profondeur dans le sujet, de peur d’ennuyer les gentils spectateurs … On préfère parler de faits divers (les meurtres par exemple, qu’on en parle quand il y a des faits importants dans l’enquête, je ne dis pas mais par exemple quand on retrouve le corps de telle personne et que tous les jours, il y a un reportage à la télé sur le sujet et que les journalistes, interrogés, disent tous les jours « Nous n’en savons pas plus aujourd’hui » mais ils filment l’endroit où le corps a été retrouvé ou telle ou telle chose ! Ca ne sert à rien mais ça fait de l’audience. Et pendant ce temps-là, on préfère parler de ces faits divers commis souvent par des fous mais qui concernent 2,3 ou 4 personnes généralement alors que les guerres, les situations dramatiques ou exceptionnelles dans d’autres pays qui concernent des peuples entiers sont passés sous silence. Et le jour où, pour une raison terrible, tout le monde se met à se préoccuper de tel pays ou telle autre région du monde, tout le monde se renvoie la balle : mais pourquoi n’avons-nous rien fait ? Pourquoi personne n’en a parlé ? C’est de votre faute ! Non, de la votre ! Non, je vous dis, c’est de votre faute ! C’est à vomir ! Il n’y a plus que l’argent qui compte !

 

Alors qu’à la radio, en tous cas pour sûr à celle que j’écoute, il y a bien sûr des discussions, débats, reportages … sur l’actualité brûlante mais on parle aussi d’autres choses. Certes, c’est deux heures d’émission tous les jours de la semaine mais voilà, il y a de la profondeur ! Même pour l’actualité brûlante ! Au lieu de répéter ce que disent les autres chaînes et de répéter en boucle chaque jour la même chose, comme on le fait à la télé, il y a de la recherche, de vrais discussions, de vraies questions … On n’entend pas clinquer les pièces de monnaie et les billets de banque se froisser. Il y a un réel intérêt des journalistes pour les sujets dont on parle ! Voilà, j’aime la radio passionnément ! Je le dis, je l’assume. D’autant qu’il ya cet émotionnel qu’on ne retrouve pas dans la télé. Pour une raison que j’ignore, même si on ne fait qu’écouter en faisant je ne sais quoi, c’est comme si parfois on était autour d’une table à discuter, débattre avec des gens que l’on connaît. Je ne suis pas allée au fond des choses à ce sujet, le fait qu’on ne voit pas, qu’on les entende, que les émissions durent et qu’elles vont en profondeur ne me l’expliquent pas ! Il faut vraiment que j’y réfléchisse !  Mais ce qui est sûr, et je le répète, toi, radio que j’ai si longtemps dédaigné, aujourd’hui, je te le dis : je ne peux plus me passer de toi !   

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Publié dans Au poste !

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C
<br /> <br /> Oui la radio est riche de culture et d'informations interessantes ! Moi perso je n'écoute que ma radio locale pour les infos et la musique ! et aussi pour les radars mobiles quand je suis en<br /> voiture !!! LOL<br /> <br /> <br /> Moi je n'arrive pas à me concentrer sur une émission à la radio, tandsi qu'une de mes copines écoutent beaucoup france inter et me raconte tout ce qu'elle entend d'interessant ! Moi j'ai besoin<br /> d'images ou de phrases écrites, je préfère lire !<br /> <br /> <br /> Bonne continuation ;)<br /> <br /> <br /> <br />
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